ACTE III, SCÈNE VIII
Vous nous restez à déjeuner?
LE BARON
Parbleu !
LÉONTINE, à Plantin.
Vous arrivez de Paris, monsieur Plantin ?
PLANTIN
Directement, madame. (Au baron.) J'oubliais de vous demander des nouvelles de votre famille, mon cher baron ?
LE BARON
Mais tout le monde va à merveille, je vous remercie.
PLANTIN
Madame Silvain?
LE BARON
Vous allez déjeuner avec elle.
PLANTIN
Madame la marquise?
LE BARON
La santé est excellente.
LEONTINE, au baron, montrant Adolphe et Plantin.
Est-ce que ces messieurs se connaissent, mon ami?
Si je connais Vincent?
ADOLPHE
Ça, OUÏ! A Plantin qui pusse près de lui.) Pas de
gaffe, au nom du ciel.
PLANTIN, bas à Adolphe.
Sois tranquille. (Haut.) Et quoi de neuf à Chàtellerault ?
LE BARON
Rien de particulier.
PLANTIN
Voyez-vous quelquefois notre distingué professeur d'agriculture, Anatole Grimard?
LE BARON, faisant un mouvement.
Grimard ?...
ADOLPHE, à part.
Ah ! il ne manquait plus que ça !
Il essuie <le faire des signes à Plantin. PLANT IX.
C'est un garçon du plus beau mérite, n'est-ce pas?
LE BARON, très rouge.
On le... On le dit..
Nous allons le faire décorer du Mérite agricole.
ADOLPHE, continuant à faire des gestes.
Cet être là ne comprend rien.
PLANTIN
Un homme de cette valeur devrait être à Paris. Nous le ferons nommer bientôt, j'espère.
ADOLPHE, passant près de Plantin.
Tais toi! Ne parle plus, ne dis plus un mot!
PLANTIN
Ah!
Pendant celle réplique, Léontine s'est tranquillement
assise el écoule indifféremment. — Un moment de silence. Tout le monde est gêné.
LÉONTINE, à Plantin.
Donnez-nous quelques détails sur la dernière séance de la Chambre.
PLANTIN. SOUS le renard d'Adolphe.
... Détails?