ACTE III, SCÈNE I
CÉCILE
Enfin!...
MADAME BRIGNOL, un temps.
Tu ne l'aimes pas, au moins?
CÉCILE
Là, n'est pas la question.
MADAME BRIGNOL.
Ma pauvre petite!...
CÉCILE
Ah ! je t'assure que je ne me résigne pas à cette... humiliation sans difficulté.
MADAME BRIGNOL, un temps.
Veux-tu que je demande à ta tante de t'emmener avec elle à la campagne, pendant trois ou quatre mois, jusqu'à l'automne?
CÉCILE
Oui... oh! oui, certes! Voilà une bonne idée.
Je l'attends justement tout à l'heure.
CÉCILE
Ah ! l'excellente idée ! D'ici là...
MADAME BRIGNOL.
D'ici là, il faudra bien que ton père trouve une. . . combinaison, comme il dit ; et s'il ne la trouve pas, moi, je m'en charge.
CÉCILE
Pourvu qu'il consente...
MADAME BRIGNOL.
Ton père? Il consentira, n'aie donc pas d'inquiétude de ce côté-là.
CECILE, sou fiant.
Trois mois sans voir de papier timbré! Je reviendrai pleine de force pour combattre nos créanciers de l'hiver prochain.
MADAME BRIGNOL.
J'en aurais bon besoin aussi.