BOLA1U
Alors, je me suis lancé dans la publicité, et je m'en félicite tous les jours.
DESCLOS
Vous ne regrettez pas de ne plus écrire?
BOLAIïD.
Ma foi, non ! C'est si peu de chose aujourd'hui, un journaliste, à côté d'un courtier de publicité!
GEORGES
Ah ! tu as eu de la chance, toi !
DESCLOS
Alors vous faites des annonces?
BOLARD.
Oui.
PAGELET.
Des réclames ?
BOLARD.
Vous l'avez dit.
GEORGES
Ça vaut peut-être mieux que de faire de la médecine.
BOLARD.
Ça n'empêche pas.
PAGELET.
C'est donc de vous, ces grandes machines, à la quatrième page des journaux?
BOLARD.
A la quatrième page aussi. Et vous allez bientôt voir, dans tous les journaux de Paris, d'admirables articles consacrés aux industriels de la région, et à Hélion, en particulier...
PAGELET.
Comment, Hélion, vous faites de la réclame?
hélion.
« Les machines agricoles Hélion sont, à juste titre, célèbres dans toute l'Europe. »
PAGELET.
Mes compliments ?
BOLARD.
La grande industrie de province, pas plus que la grande industrie parisienne, ne peut plus se passer de la publicité. C'est une chose que vos compatriotes, mon cher monsieur Pagelet, ont de la peine à comprendre. Ah ! la province aurait besoin d'être un peu secouée. Nous allons essayer, à l'occasion de votre exposition régionale.