‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 97 sur 261 · ACTE I. SCENE IX · texte numérisé non relu

ACTE I. SCENE IX

LUCIE, à pari.

C'est qu'elle en est capable, de nous jeter un sort! Haut. Voyons, Rose, il est inutile de se brouiller complètement. Prenez L'argent qu'on vous offre. On vous en donnera encore, quand

VOUS n'en aurez plus. Elle tire une vieille bourse île sa

poche. Prenez-le ! On s'engagera par écrit. — Tenez, vous n'êtes qu'une méchante et dangereuse créature, une femme sans cœur, et si jamais il nous arrive malheur... Elle la menace de lu

main, puis tout à coup, changeant de ton. \ OUS devriez prendre l'argent... 'Ilose repousse.larbourse avec la main

et la jette j>;tr terre. Lucie rerient encore une fois vers elle.

radoucie.) Désirez-vous lui parler, à Jean? Vous verrez que ce n'est point moi...

R< ISE.

Je ne veux plus ni lui parler, ni le voir... Il reviendrait ici me demander pardon, que je m'en irais sans lui répondre et sans tourner la tète. Maintenant, allez- vous-en ! car je vous jure que cette parole est la dernière que je vous adresse de ma vie !

Lucie veut s'avancer vers elle. Elle lui tourne le dus.

LUCIE, à part.

IvOSe .... Ramassant brusquement la bourse. Lll bien!

c'est bon ! (Apart. Elle va nous jeter ça sur les récoltes, pour sur '.

Elle disparait en faisant ciâquer la porte. R< ISÉ, seule.

Quelle âme de sauvage !

Elle s'assied brusquement sur une chaise et porte sur mouchoir à ses yeux. Entre Pagelet.

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