‹ Théâtre completChapitre 12 sur 226 · I.\ BAUDIÈRE · texte numérisé non relu

I.\ BAUDIÈRE

Kli hieii ! mon imn ami, c'e? qui vous

trompe. Non seulemi ntje oe suis pas malheur- \\ s . mais je suis très heureux* Le laractère de madame de La Baudière, qui m'horripilait, en effet, dans les commencements de notre mariage, m'esl devenu très lympathique, parce que je me mis ;i l'envisager avec philosophie. Ma femme est

LA CHATELAINE

convaincue qu'elle a une volonté de fer et c'est vrai, elle a une volonté de fer. Seulement, quand on sait s'y prendre, on arrive à lui faire faire le contraire de ce qu'elle a décidé et comme elle y apporte la même volonté de fer et la même énergie, elle ne s'aperçoit pas qu'elle a changé d'opinion. Je me suis amusé souvent à ce petit jeu-là. C'est une de mes plus grandes distractions : on en a si peu en province !... Ne vous découragez donc pas.

DE MÉRAY, lui serrant ta main.

Je m'en rapporte à vous entièrement. Et j'ai confiance en vous, et aussi en Lucienne, qui m'aime, j'en suis sûr.

N'insistez pas et laissez-moi faire. Nous y mettrons le temps qu'il faudra, mais j'ai comme un pressentiment que ça ne sera pas long.

DE MÉRAY

Merci alors ! merci et au revoir.

LA BAUDIÈRE.

Au revoir, mon ami.

(Il le reconduit h droite. Dès qu'il est sorti, entre madame de La Baudière, h gauche.)

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