‹ Théâtre completChapitre 151 sur 226 · PU <■« US · texte numérisé non relu

PU <■« US

Ah !.. beaucoup?

l.l QROl 1*111:

Beaucoup.

304 MONSIEUB PIÉGOIS

PIÉGOIS.

Trop?

LE CROUPIER

Tn peu trop.

PIÉGOIS.

Va lui dire dans le tuyau de l'oreille qu'il ait la complaisance de lever la banque immédiatement et que je désire causer cinq minutes avec lui.

LE CROUPIER

J'y vais.

PIÉGOIS.

Fais ça proprement, hein, mon petit?

LE CROUPIER

Soyez tranquille, monsieur Piégois.

(Il remonte.)

LEA, voyant que Piégois est seul, un instant, uu pied de l'escalier, s'avance avec son .-unie, vivement.

Bonjour, monsieur Piégois...

CARMEN

Bonjour, monsieur Piégois...

PIÉGOIS.

Bonjour, mes enfants... Quoi de neuf?

LÉ A, bas.

On en a une déveine, en ce moment, monsieur Piégois...

CARMEN

Ce n'est pas une déveine... C'est la déveine...

LÉA

Et combien de temps ça va-t-il durer?

CARMEN

On ne sait plus. . . quoi ! . . . on ne sait plus !

\. i i i , 5CÈNB m PIÉGOIS, U'iir remettant </<;<•/</ or.

tenez... Mais vous avez dîné hier avec le baron

AIImmIi '

i > 11 i , oui.. •

Est-ce .pli- voua le connaissez '

CARMl N

Non, pas «lu tout, c'est an ami.

piégk us Au revoir, alors

// fet congédie,

l.\.\ , , CARMEN

Au revoir, monsieur Piégois.

l.l. BAR< 'N. apparaissant ru haut '/<• la plate-forme, salue béa rt Carmen, <•/. du liant de (escalier.

où est-il, <•.' monsieur qui me demande?

PIÉGOIS.

/.-• baron descend ri vient à Piégois.) LE BARON

A qui ai-je l'honneur de parler?

pu i.< >i^ A monsieur Piégois, directeur du casino.

LE BARON

El vous désirez, monsieur?

PIÉG< US

Voici, monsieur le baron. Verriez-vous un inconvénient quelconque à prendra le train de bîj heures quarante-cinq ?

306 MONSIEUR PIÉGOIS

LE BARON

Je ne comprends pas.

PIÉGOIS.

C'est un train excellent: il y a des wagons-lits.

LE BARON

Vous me faites une plaisanterie, n'est-ce pas?

PIÉGOIS.

Si vous vous refusiez, par hasard, à prendre le train que je vous indique, monsieur le maire

que VOICI... (Il désigne Herbelin qui lit un journal.) et

qui est non seulement le premier magistrat de la commune, mais encore le chef de la police municipale, vous ferait une plaisanterie hien meilleure encore : il vous mettrait en état d'arrestation...

LE BARON

Monsieur!... Savez-vous à qui vous parlez?... Je suis le baron Alberti... une des plus vieilles familles italiennes...

Moi, je suis d'une des plus vieilles familles de Montmartre.

LE BARON

Je vais aller me plaindre au consul d'Italie !

PIÉGOIS.

Le consul d'Italie, ici, c'est moi... Allons, mon petit, allez-vous-en sans faire le malin, c'est un conseil que je vous donne... Je ne connais pas très bien votre figure; mais, au lieu d'être le baron Alberti, vous seriez le nommé Blondeau, professeur de baccara, membre de plusieurs cercles parisiens et expulsé de plusieurs autres, que

ai 1 1 i . BCÉItl "I

ça ae m'étonnerail pas autrement... Alors, nous partons ce soir, n'est-ce pas, mon bon?... Parfait!... Un dernier mol : vous allez laisser mille Erancs anmonsieur le maire, pour les pauvres de la commune... Là... donnez-les-lui loul de suite...

I /;// portefeuille et, allant à Herbelin, lin remet un billet.

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