‹ Théâtre completChapitre 168 sur 226 · SCENE XIII · texte numérisé non relu

SCENE XIII

JANTEL, MADAME JANTEL.

MADAME JANTEL.

Non... Je sais d'avance ce que tu vas me dire. Ce n'est pas la peine de rentrer à la maison pour ca... Tu veux me faire avouer que je dois quelques billets de mille francs... Eh bien ! je l'avoue, voilà une afTaire!

JANTEL.

Ce qui est grave, c'est que ça recommencera demain... Tu perds toujours, tu perdras toujours... Les femmes ne gagnent au jeu que lorsqu'elles n'ont pas d'argent.

M ADAM H JANTEL.

Le jeu, c'est ma seule distraction: trouve-m'en une autre. Tu n'es jamais avec moi... En hiver, c'est le bureau... En été, quand tu es resté huit jours en villégiature, tu n'as qu'une idée, c'est de retourner à Paris.

JANTEL.

Tu as deux enfants...

M;ii>. mon pauvre ami, si je n'avais pas d'en-

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fants, c'esi effrayant ce que j'aurais fait! Tu ne peux pas t'en douter. Penses-tu que je sois une remme comme Henriette .'... J'en ai, moi, des nerfs. Eh bien! le jeu c'esi mon dérivatif Quand mon imagination s'affole, avec une b >nne nuit de poker "U «I»' baccara, j<i me calme.

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