‹ Théâtre completChapitre 171 sur 226 · I AM 1 I · texte numérisé non relu

I AM 1 I

Tu es folle '.... Piégois !... D'abord, je ne crois lu tout que Piégois ail tanl d'argent !...

MADAME JANTl L

Ali !... ah! Il a tout l'argent qu'il veut, c'est bien simple... Tu me demandes comment je le .. Par Herbelin, I»' maire, qui est très mêlé aux affaires de Piégois depuis Longtemps, et qui m'en a «lit long sans en avoir l'air... Tu t'imagines qu'il n'\ a que lei banquiers, !•'* industriel! qui -tir ut de l argent? Ceux -.là a'onl Bouvenl que «lu crédit el de la surface... Mais 1rs vérir tables manieurs d'argent, Bois-en lûr, ce sont dei gens comme Piégois !...

JANl I L

-I justement ce qui ae me plaît guère, d'entrer «mi relations avec des gens comme Piégois...

MADAME JANTEL.

Tu me fais rire... Vous me faites pire tous les deux, ta sœur et toi, avec vos idées, votre monde >'[ le choix de vos relations '. Si l'on se met à faire attention à ces détails, je me demande qui on pourra fréquenter dans dix ans... Va! crois-en le premier conseil que je te donne de ma vie, pense à Piégois...

JANTEL.

Tu ae te rends pas compte de certaines chos<

Je ne peux pas me mettre à la discrétion d'un monsieur qui...

MADAME JANTEL.

Qui te parle de te mettre à sa discrétion? Il faut être adroit, l'attirer sous un prétexte quelconque... les terrains... les terrains!... Piégois sera enchanté d'être en contact avec des gens de notre monde... il en sera flatté... Et puis, un beau jour, sans en avoir l'air, tu lui exposes ta situation... Et il marche!

JANTEL, secouant la tète.

Tout ça...

MADAME JANTEL, l'interrompant.

Dans les circonstances critiques comme celles où nous sommes, il faut aller de l'avant, sans regarder derrière soi! Pas de remords, pas de récriminations, mais de l'estomac, voilà à quoi me sert mon tempérament de joueuse!... (Voyant

Plè(fois paraître sur la pinte-forme, sortant du baccara avec

Lebrasier.) Laisse-moi accrocher ça.

JANTEL, bas.

Non, pas aujourd'hui, je t'en prie...

MADAME JANTEL.

Allons donc! J'ai un joint...

PIÉGOIS, sur la porte, à Lebrasier qui reste dans les coulisses.

Viens donc, puisque tu as gagné.

S< ÈNE \l\ PIÉGOIS, .1 \\ TEL, MADAME JANTEL.

\i IDAME .i w i il., affectant de parler i mm m. mi.

Monsieur Piégois te donnera tous les renseignements pour ces terrains.

l'Il .«.- us

Quels terrains, madame ?...

MADAME IANTEL.

Mon m. tri a l'intention de Paire construire sur !«' Loi de terrains qui esl le long du gave, le Ion^ du gave... avec la vue sur les montagnes... Ce serait an emplacement merveilleux pour une villa.

l'ii.i,' us

Je crois bien, le meilleur du pays.

JANTEL, hrsit.mt.

Le loi vous appartient, monsieur Piégois?

PIEGOIS.

Je sui< en pourparlers, mais je vous donnerais tout de Buite La préférence et je vous ferais toutes Les concessions possibles, trop heureux de vous être agréable.

MADAME .1 INTEL, k «on mari.

Va <l(»nc Les visiter un de ces jours, avec monsieur Piégois '.

PItd1 'iipressement.

Quand vous le désirerez.

MON Ml! I; PlÉGÔlè

M \ l'A Ml .IA.MI !..

J'irai avec vous... j'adore ce coin-là... Monsieur

Piégois nous fera l'amitié de venir déjeuner à la

maison et ensuite nous causerons un peu des

conditions.

piégois.

.Madame... Vous êtes infiniment trop aimable...

MADAME JAXTEL.

Entendu?

PIÉGOIS.

Entendu, madame, et très flatté!

MADAME JAXTEL. saluant Monsieur. (Passant près de son mari et bas.) Tends-lui

la main.

JAXTEL. tendant la main â Piégois.

Au revoir, monsieur...

MADAME JAXTEL. bai à son m;iri en sortant.

As-tu remarqué?... Il a été radieux quand je Pai invité.

JAXTEL. même jeu.

Il ne savait pas pourquoi.

ils sortent tous les deux.)

- SCENE XV PIÊGOlS, seul, puis KMMA.

(Piégois regarde un instant la porte par laquelle viennent île sortir 1rs .hiniel. la jlifure rrlniiee. ;irer un

air d'allégresse. Entre Emma.)

EMMA, aveé un .-m ire chapeau el un autre corsage.

Là, mon loup, comment me trouves- 1 u ?

PU i , jard&ni i p

Très bien '.

I MM

Tu ii«' regardes pas.

& us si :

I M \l \ <•/ /.</<• /.i poche

iton

Tiens! tu rtas plus le livfé? Tu las rendu?

l'll.(.< us.

Ah '. oui... au fait. ..

i m m \ • gorge an /»■'» êei

Ah I lu as \ u la dame ?

lii (.« <is.

- oui... je l'ai rencontrée pat hasard...

EMMA

tait bien elle, a'est-ce pas?

PIÉ< >< US. avec impatience.

Oui... c'était elle... madame A.udry... la sœur Qonsieur J an tel, tu ae t'étais pas trompée... Je lui ai rendu l«i livre Je déjeune avec elle... Voilà une histoire!... Trouver un livre dans un n. le rendre à là personne qui l'a oublié et déjeuner avec bod frère ! Voilà sur quoi tu te montes la tête! Vraiment, c'est absurde !

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