SCENE XII LEBRASIER, PIÉGOIS
PIÉGOIS
• l'est Emma qui sorti
LEBRASIER.
Oui, Piégois, oui, mon ami... C'esl Emma... Elle va coucher ce soir aux Coccinelles. .!<; lui prête n 1,1 «ha mitre.. Moi, j'irai coueher à l'hôtel...
PIÉGOIS.
Qu'est-ce que <j;i signifie?... Faisant un pas. Je
va ÎS...
LEBRASIER.
Non, Piégois, ne va [>a-> la rejoindre, Laisse-la
MONSIEUR PIEGOIS
partir. C'est ce que vous avez de mieux à faire tous les deux...
PIÉGOIS.
Non, non... Je ne veux pas quelle parte ainsi sans que je la voie, que je lui explique!...
LEBRASIER.
C'est inutile. Elle sait tout, n'est-ce pas? Elle sait que tu aimes Henriette... et qu'Henriette t'aime aussi !...
PIÉGOIS.
Tais-toi, Lebrasier, ce n'est pas vrai.
LEBRASIER.
Si, mon ami, c'est vrai... Henriette t'aime aujourd'hui. Elle aime l'homme que tu es devenu, et que tu es devenu par elle et sous son influence... Et, certainement, un jour elle sera ta femme. Je ne dis pas que ce sera demain, mais tu y arriveras. Quant à Emma, sois tranquille, je ne la quitterai pas... et je tâcherai... Piégois, de la consoler peu à peu. . .
PIÉGOIS.
Toi?
LEBRASIER.
Moi... Je l'aime. Et je me suis permis de le lui dire, je te demande pardon.
PIÉGOIS.
Lebrasier! Lebrasier! Tu es un être admirable!... Ah! si elle pouvait t'aimer un jour!...
lebrasier;
Je l'espère... Au revoir, Pie'gois... (il lui tend la main. Parait Herbelin.) Non, Marcel Piégois, banquier à Paris ..
// sort pendant que s'avance Herbelin.)
\. i i m. BC&MI \iii
PIÉGOIS, HERBELIN.
Comment, banquier à Paris?... Alor-, c'esl vrai, \<»iis vous débarrassez «lu casino?
l'iu.i us.
Mon Dieu, oui, mon brave Herbelin, je me retire de ce genre d'affaires.
HKRBEL1N.
C'est navrant!... navrant '.... et vous ne reviendrez plus ici?
PIÈG< >is
Je ne crois pas.
HERBELIN
C'est un désastre.
PIÉGOIS.
En quoi ?
HERBELIN
I u désastre pour tout le pays... Vous vende/ a une compagnie américaine, alors ?
pu t.. us Non.
HERBELIN
A qui dom
l'Il.oi >IS
Je ne vends pas le casino, que personne ne songe à Qu'acheter... Je le donne...
Vous le donnez?
MONSIEUR PIEGOIS
PIÉGOIS.
Oui... Je tiens à avoir un jour ma statue à Bagnères-d'Oron. Je le donne à la commune...
HERBELIN
Piégois ! c'est un cadeau royal ! C'est magnifique ! .. Il lui prend la main.) Ça Vaut la Croix.
PIÉGOIS.
Pas pour moi, pour vous !
HERBELIN
Enfin! il faut qu'il y ait quelqu'un de décoré pour cette affaire-là.
rUniverjitat^N.