NÉÉRE, GORGIAS, IRÈNE, DAPHNÉ
NÉÈRE
(Elle remet à Gorgias une gerbe de fleurs nouvellement cueillies.)
Portez chez mon mari ces fleurs, bon Gorgias; Je les arrangerai... ne vous en mêlez pas.
(A part.)
Ces riens affectueux, ces petits soins d'épouse, Me donnent un plaisir dont je serais jalouse.
( A Gorgias qui s'en va. )
Un momenf, Gorgias. Votre maître ne peut, Quoi qu'il dise, obtenir son bain comme il le veut.
• GORGIAS
Mais, madame...
tiÉÈRE.
Sa chambre est un nid de poussière.
GORGIÀS.
Mais, madame...
NÉÈRE
Tapis, meubles...
GORGIAS
C'est la volière.
NÉÈRE
Nettoyez à mesure et mettez-y le temps.
GORGIÀS.
Le temps? c'est qu'il faut faire... et je vieillis.
J'entends La fatigue vient vite à l'âge dont vous êtes. Faites peu, mais soignez les choses que vous faites; Du secours de quelqu'un si vous avez besoin, Appelez Mégillus, qui n'est jamais bien loin. Mais des soins attentifs et pour règle constante : Eutyclès ! lui content, moi je serai contente. Votre maître avant tout. Allez.