‹ Théâtre completChapitre 48 sur 143 · NÉÉRE, GORGIAS, IRÈNE, DAPHNÉ · texte numérisé non relu

NÉÉRE, GORGIAS, IRÈNE, DAPHNÉ

NÉÈRE

(Elle remet à Gorgias une gerbe de fleurs nouvellement cueillies.)

Portez chez mon mari ces fleurs, bon Gorgias; Je les arrangerai... ne vous en mêlez pas.

(A part.)

Ces riens affectueux, ces petits soins d'épouse, Me donnent un plaisir dont je serais jalouse.

( A Gorgias qui s'en va. )

Un momenf, Gorgias. Votre maître ne peut, Quoi qu'il dise, obtenir son bain comme il le veut.

• GORGIAS

Mais, madame...

tiÉÈRE.

Sa chambre est un nid de poussière.

GORGIÀS.

Mais, madame...

NÉÈRE

Tapis, meubles...

GORGIAS

C'est la volière.

NÉÈRE

Nettoyez à mesure et mettez-y le temps.

GORGIÀS.

Le temps? c'est qu'il faut faire... et je vieillis.

J'entends La fatigue vient vite à l'âge dont vous êtes. Faites peu, mais soignez les choses que vous faites; Du secours de quelqu'un si vous avez besoin, Appelez Mégillus, qui n'est jamais bien loin. Mais des soins attentifs et pour règle constante : Eutyclès ! lui content, moi je serai contente. Votre maître avant tout. Allez.

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