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ACTE DEUXIÈME

Toujours. Pasiphile n'est pas De ces femmes que l'on rencontre à chaque pas, Et cette occasion que vous m'avez ravie Ne se retrouvera pas deux fois dans ma vie.

C'est moi qu'elle devrait aimer au lieu de vous, Et vous m'excuserez de voir d'un œil jaloux Ce bonheur usurpé sur le pauvre Diphile ; Car j'étais plus que vous épris de Pasiphile, Et depuis plus longtemps, et sans moi, vous n'auriez Jamais imaginé de mettre ici les pieds î Mais assez là-dessus. Au fond, quoi que j'en pense, Vous êtes comme moi d'Athène, et notre enfance Passée aux mêmes lieux, m'impose le devoir De vous dire qu'il faut tout craindre pour ce soir.

EÏJTYCLÈS.

Tu te moques?

Non pas.

EUTYCLÉS.

Mais encore?

Que sais-je ?

J'ignore les détails, mais on vous dresse un piège. Qu'on menace vos jours? ou votre liberté?

Je n'en puis dire plus qu'on ne m'en a conté. C'est à vous, Eutyclès, de prendre vos mesures; Sinon, gare la chaîne 1 ou gare les blessures!

EUTYCLÈS.

Ça, mais à quel propos?...

Eh ! quelque amant jaloux, Fatigué que l'on n'ait de regards que pour vous.

EUTYCLKS.

Bien trouvé. Juste à l'heure où ma flamme lassée, D'un prompt éloignement caressait la pensée.

Ah ! tant mieux.

EUTYCLÈS.

Maintenant qu'on barre mon chemin, Que je ne suis pas sûr de m'éveiller demain...

Raison de plus pour fuir.

EUTYCLÈS.

Pour rester. Que je quitte Corinthe? mon départ aurait l'air d'une fuite : Or> pour prouver aux gens que je ne les crains pas, Je dois de ce palais ne plus bouger d'un pas.

C'est d'un fou.

Va pour fou.

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