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SCÈNE PREMIÈRE

PASIPHILE, NÉÈRE, femmes de P»lpbilo.

PASIPHILE, à aei femmes.

Laissez-nous.

(ANéère.)

Me voici prête à vous écouter.

néère.

Madame...

PASIPHILE.

Qu'avez- vous? Vous semblez hésiter.

NÉÈRE

C'est que je viens pour vous demander une grâce , Que je refuserais peut-être à votre place :

,Mais vous êtes sensible et vous me comprendrez. Mes genoux sont tremblants, mes yeux mal assurés, Malgré moi mon cœur bat et ma voix balbutie...

Calmez-vous, et parlez sans crainte. J'apprécie La valeur d'un secret; et pour vous contenter, Je ferai de mon mieux, vous pouvez y compter.

Madame, autour de vous une cour empressée Sollicite un regard, un signe, une pensée...

Que l'un d'entre eux s'éloigne? à peine si vos yeux S'apercevront qu'un astre a déserté vos deux... Et cet astre, pour vous sans chaleur et sans flamme, C'est l'unique trésor de quelque pauvre femme ! Mais vous êtes si belle! et moi...

PASIPHILE.

Pour vous servir, Peut-être qu'aux beaux yeux un bon cœur peut s'unir.

NÉÈRE

il faut avoir pleuré, pour savoir ce que coûte Le sillon que les pleurs ont creusé goutte à goutte. Comprendrez -vous combien amer est le souci Qui m'a prise à mon seuil et m'a conduite ici, Vous qui, toujours heureuse et toujours adorée, Ne savez ce que c'est qu'une vie ulcérée;

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