SCÈNE II
DON A FLORINDE entre accompagnée d'un homme do quarante-cinq à cinquante ans, balafré, vêtu d'un reste d'habit de guerre raccommodé grossièrement.
DON A FLORINDE
Zorzo! vous avez bien compris?
ZORZO.
Parfaitement.
DON A FLORINDE
Aussitôt que vous nous verrez nous cacher derrière ces piliers...
ZORZO.
Soj^ez calme. Mais il est entendu que je n'irai pas plus loin que les paroles.
DOKA FLORINDE.
Ce sera suffisant.
ZO.RZO.
C'est que, si vous aviez besoin de mieux, vous n'auriez qu'à y mettra le prix.
DONA FLORINDE
De mieux? jusqu'où iriez-vous donc?
Jusqu'au fond de votre bourse.
DONA FLORINDE
Vous frapperiez?
ZORZO.
Je fais tout ce qui concerne mon état.
DONA FLORINDE
Vous frapperiez qui je vous dirais?
ZORZO.
Vous en doutez? je vois qu'on ne m'a pas surfait. Et puis c'est le délabrement de mon habit. Vous me voyez mal harnaché, et alors vous avez pauvre opinion de moi, vous ne me croyez pas capable de tuer, vous me méprisez.
DON A FLORINDE
Excusez-moi, mon cher Zorzo; je ne vous connaissais pas. Ce matin je cherchais quelqu'un qui me servît cette nuit, on vous a indiqué à moi, je vous ai proposé un marché, vous avez accepté...