‹ Théatre complet (volume 2)Chapitre 117 sur 163 · DONA BEATRIZ, MARTIN DIAZ · texte numérisé non relu

DONA BEATRIZ, MARTIN DIAZ

MARTIN DIAZ, montrant une maison.

Voici une maison d'où vous pourrez voir.

DONA BEATRIZ.

Ce sera horrible d'être là; mais je veux assistera l'impression de la foule. Tous ces supplices me font trembler pour don Pèdre. On ne voit plus le crime, on ne voit que l'expiation.

MARTIN DIAZ

Don Manuel ne vaut pas qu'on le regrette.

DOiNA BEATRIZ.

Non; c'est un traître envers son frère et envers son paj's. Eh bien! moi-même, qui le connais et qui ai plus de raisons qu'une autre pour haïr l'ennemi du roi, je pense qu'il va souffrir et je me sens pleine de pitié pour lui.

MARTIN DIAZ

Si don Pèdre a peur des ressentiments. . .

D05lA BEATRIZ.

Peur! don Pèdre! La colère des éléments ne l'empôclierait pas d'être juste. Noble nature! C'est par l'admiration que mon amour a commencé. Il est la loi vivante, l'effroi du mal et la confiance du bien. Ah! il a bien le droit d'être juste contre les autres, car il l'est contre lui.

MARTIN DIAZ

Contre lui?

DON A BEATRIZ.

Oui. Ne sais-tu pas l'aventure de la rue du Candilejo?

MARTIN DIAZ

Quelle aventure?

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