ACTE CINQUIÈME
ZORZO.
C'est lui ?
MARTIN DIAZ
Eh bien, oui.
ZORZO.
Aussi, c'était trop beau, deux affaires comme ça le même soir. Ali ! massacre !
MARTIN DIAZ
Qu'avez-vous donc?
ZORZO.
J'ai, senor, que vous arrivez trop tard. Il y a une heure, j'aurais été heureux d'accepter votre commande. Mais vous allez voir comment les choses se rencontrent. Celui que vous voulez que j'arrête, j'ai précisément promis de le protéger.
MARTIN DIAZ
Vous avez promis!... Combien vous a-t-on donné?
ZORZO.
Beaucoup.
MARTIN DIAZ
Je vous donnerai le double.
ZORZO.
Senor, vous m'affligez. Trahir une cliente I que deviendrait le commerce?
MARTIN DIAZ
C'est absolu?
ZORZO.
Je suis un honnête homme.
MARTIN DIAZ
N'en parlons plus. Je vais m'adresser ailleurs.
ZORZO.
Voilà justement. Ça m'attriste de dire cela à quelqu'un qui allait m'employer et que je regardais déjà comme un client; mais, puisque je suis payé pour empêcher tout ce qui gênerait le passage de don Jorge, et puisque vous annoncez vous-même l'intention d'agir contre lui, je manquerais à mon devoir si je vous laissais aller.
MARTIN DIAZ
Comment! si vous me...
ZORZO.
Je suis navré. Mais mettez-vous dans ma position. J'espère au moins que vous ne me réduirez pas à employer la force. Entrons ensemble dans ce palais. Une heure après la sortie de don Jorge, vous serez libre.
MARTIN DIAZ
Tu crois que... (ll aperçoit Trombalgo et ses trois camarades qui se sont approchés sur un signe de Zorzo.j Drôlos! malS j al mon épée. (ll essaie de la tirer, Zorzo la repousse dans le fourreau. Tous se jettent sur lui, et le terrassent.) A mOl 1 à mOÏ !
ZORZO, désolé.
Le mouchoir! (On bàllIonne Martin Diaz.) SCÛOr, VOUS me
consternez. J'espérais qu'au moins vous m'épargneriez