‹ Théatre complet (volume 2)Chapitre 150 sur 163 · ACTE SIXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE SIXIÈME

LE ROI

Ni personne, à votre connaissance ?

DONA BEATRIZ.

Est-ce que je ne vous préviendrais pas ?

LE ROI

En effet, vous ne me laisseriez pas surprendre, même par votre fils. Il n'y a donc nul danger. Je ne prendrai pas de précautions.

DONA BEATRIZ.

Bon ! voilà que vous n'allez plus vous garder à présent! Vraiment, vous ne savez qu'imaginer pour me faire souffrir.

LE ROI

Voyons, tu sais quelque chose?

DONA BEATRIZ.

Kon^ rien.

LE ROI

Bien sûr?

DONA BEATRIZ.

Rien.

LE ROI

Je vous crois, (ii appelle.) Mudarra!

DONA BEATRIZ.

Que lui voulez-vous? (Entre Mudarra.) LE ROI.

Avec qui es-tu dans la salle d'à côté ?

Avec Diego de Padilla et les arbalétriers.

LE ROI

Je n'ai pas dormi la nuit dernière et je sortirai encore cette nuit ; je vais prendre un peu de repos. Votre bruit serait trop près de moi, allez dans la salle d'en bas.

MUDARRA

Tous ?

Tous. — Va. (A dona Beatriz.) Vous n'avBz Hen à me dire?

DONA BEATRIZ.

Rien.

LE ROI, à Mudarra.

Va. (Mudarra sort.) Vous voyez quo je VOUS crois. Je m'en rapporte à vous aveuglément. Je suis si sûr qu'il n'y a pas de danger que je laisse ma porte ouverte.

DON A BEATRIZ, à part.

Ciel !

LE ROI

Je vais dormir, (ii sort.)

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