‹ Théatre complet (volume 2)Chapitre 16 sur 163 · MI NO TORD · texte numérisé non relu

MI NO TORD

Allons! qu'il soit fait à ton gré.

Tu seras bien content quand il t'aura livré!

GRIl'.

Attends.

A Tragaldabas.

Tu vivras.

TRAGALDABAS

Ah!

GRir.

Seulement, ta conduite Étant louche, on ne peut te permettre la fuite Qu'après le duc passé. Jusque-là, tu devras Nous tenir compagnie et nous offrir ton bras,

TRAGALDABAS, consentant.

Pour vivre!...

G RI F

Kt puis il faut une pciitn à ta faute.

28 TnA(;AM)AnAS.

Nous sommes, ce sefior et moi, — cela te saute

Aux yeux, — d'humeur folâtre. En ce jour de gaîté,

Tout à l'heure, en causant, nous avons projeté

D'effarer brusquement toute la populace

En tirant, quand le duc paraîtra sur la place.

Un coup de pistolet. Ce sera, s'il te plaît.

Toi qui le tireras.

TR.\G.\LDA1{AS.

Ln coup de pistolet?

G R I K , Ixis « Miiiotoro.

11 donnera pour nous le signal de l'émeute.

TRAGALDABAS

Je serais en Afrique, et j'aurais une meute

De tigres aux talons, que, j'en atteste Dieu,

Je ne tirerais pas un coup d'une arme à feu.

Les journaux ne sont pleins que d'accidents de chasse.

Toucher un pistolet!

GRIF.

Sans cela, pas de grâce.

TRAGALDABAS

Je tirerai; mais pas aujourd'hui...

MINOTORO.

Finissons !

TRAGALDABAS

Je vous demande un mois pour prendre des leçons.

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