ACTE QUATRIÈME
J ACINTHA.
Quoi?
TRAG ALDAIÎ AS.
Que les trois bouquets étaient de moi.
JACI IVTHA.
Les trois?
ï IV A G A L D A B A s .
Ton portier en a-t-il gardé pour les revendre? Voleur !
JAGINTHA.
Ah ! maintenant je commence à comprendre. Vous êtes donc venu chez moi?
TRAG ALDAB AS.
Je m'y rêvais, Chez toi. Mais ton portier a le regard mauvais. J'y suis allé trois fois, sans fracas ni mystère. Il faudra demander à ton propriétaire De le changer, ou bien nous déménagerons. J'étais poli, même humble, et c'est avec jurons Qu'il m'a dit les trois fois : « Elle n'est pas chez elle I » Mais je te tiens! Vivons heureux! Viens, ma gazelle. Viens! Nous commencerons par changer ton portier. Oui, si tu l'ignorais, c'est moi ton bouquetier.
JAGINTHA.
Eh bien, voilà des fleurs dont je vous remercie!
Je vous avais pourtant dit quelle frénésie
Est celle de mon frère. Et vous êtes venu
Chez moi tout droit, avec un bouquet ingénu !
Et vous recommencez tous les matins vos frasques!
Et moi, depuis trois jours, je subis des bourrasques
114 THAGALD ABAS.
Dont j'ignore la cause 1 Et C3 n'est pas assez! Pour Jouir des transports que vous nous amassez, Quand mon frère est au point que veut votre manège. Vous venez maintenant nous fain; prendre au piège!
TK AGALDABAS.
Au piège?
JAGINTHA.
Oui, c'en est nuque mon frère nous tend! Je m'en doutais! Fuyez!
TRAGALDAnAS.
Par exemple !