‹ Théatre complet (volume 2)Chapitre 88 sur 163 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

ÏRAGALDABAS, à don Eliseo.

Je n'ai pas besoin de vous faire observer Que, si j'étais tué, ma femme serait veuve.

DON ELISEO.

C'est une vérité qui se passe de preuve.

TRAGALDABAS

Veuve, par conséquent libre. Un coup meurtrier Lui donnerait le droit de se remarier.

A qui le dites-vous?

TRAGALDABAS, à part.

C'est certain! Je rabâche.

Il ôte son habit tout à fait. A MinOtoro.

Çà, je t'attends!

Grif les place et engage les épées.

GRIF.

Allez.

MINOTORO.

Oh! pour cette fois!

Au premier dégagement de Minotoro, Tragaldabas, hérissé de terreur, jette son épée et se précipite rageusement sur don

TRAGALDABAS

DON ELISEO.

Lâche l

Commenti'

TRAGALDABAS

Il me laissait tuer! J'ai vu la mort!

Ah Dieu ! j'allais, croyant que nous étions d'accord I

11 ne veut même plus payer pour moi, rinfànie! Poltron! gratte-liard, pauvre! amant de ma femme!

MINOTORO.

En as-tu pour longtemps?

T KAG ALUABAS.

Mon bon Minotoro, C'est à lui que j'en ai, non à toi.

A don Eliseo, en remeltanl son habit.

Va, zéro!

Va, lièvre! Il est, avec sa mine de bravache, Aussi lâche que moi !

MINOTORO.

Faut-il qu'on te cravache La face de ce fer, pour que ta lâcheté Se batte enfin?

TRAGALDABAS

Un duel? moi! J'avais accepté Parce que je croyais qu'il aurait pris ma place, Mais je ne me bats pas moi-même.

MINOÏORO.

Je me lasse De t'attendre! C'est dit, tu ne te défends pas? Alors, tant pis pour toi !

n lève répée. Tragaldalias se réfugie derrière don Eliseo. TRAGALDABAS.

Mais il me tue!

DON ELISEO, souriant.

Hélas!

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