‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 125 sur 163 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

DONA FLORINDE, ZORZO, TROMBALGO, tor u

place. LE ROI parait lor le balcon de TAlcaiar. Derrièra lui, toute la conr, en grand costume, encombrant le balcon et lei Mllat.

LE ROI

Peuple de Séville ! vous allez assister au chàtiinent de rinfant don Manuel. Parce que j'ai vengé ma mère sur la leur, les bâtards de mon père rôdent autour de ma couronne, prêts à me la dérober si je tourne la tête. Bons fils I leur amour filial irait jusqu'à régner I Je les punis. C'est mon droit comme homme et mon devoir comme roi. Je voudrais épargner Tinfant que je ne pourrais pas. Je représente Dieu sur la terre où je commande, et je dois récompenser les bons et châtier les méchants. Pourquoi Tépargnorais-je ? parce qu'il est mon frère 7 je suis son frère, et il ne m'épargnait pas. Oui, ils oublient notre parenté pour travailler contre moi, pour me nuire, pour me dresser des pièges dans les ténèbres ; mais ^ quand je les tiens, ils sont mes frères. Ce serait mon fils, que j'agirais de même I La justice n'a ni frère ni fils. Elle ne connaît personne. Elle ne demande pas au crime: Gomment t'appelles-tu 7 La trahison ne sera

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