‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 136 sur 163 · DONA BEATRIZ, MARTIN DIAZ · texte numérisé non relu

DONA BEATRIZ, MARTIN DIAZ

DOf(A BEATRIZ.

n est ici, tu en es sûr ?

MARTIN DIAZ

Ten suis sûr.

DOSA BEATRIZ.

Ghes dona Florinde!

MARTIN DIAZ

n sait que le roi ne sera de facile abord que ce soir. Il a jugé plus prudent d'attendre chez dona Florinde que chez vous. Quand il ne vous aurait pas vue vous exposer aux amis de l'infant pour défendre don Pèdre* il doit craindre que vous n'empêchiez son terrible dessein par amour maternel, que vous ne le reteniez de force. Ne fût-ce que pour éviter vos prières...

doSa bbatriz.

11 ne les évitera pas! Je vais entrer et lui parler.

MARTIN DIAZ

A quoi bon?

DO^A BBATRIZ.

Je te dis qu'il changera I Ah I pourquoi ne Tai-je pas laissé en Aragon? Mais j'avais besoin de mon fils plus qu'une autre. Que faire ?

MARTIN DIAZ

Ce que je vous ai dit.

DOfiA BEATRIZ.

C'est affreux.

MARTIN DIAZ

Cest le seul moyen.

DOfiA BBATRIZ.

Faire saisir mon fils 1

Pour le sauver. Un bon chirurgien hésite* t-il à faire violence au malade ? Le Guadalquivir est là, la barque

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