‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 156 sur 163 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les Mêmes, MUDARRA, im u-baiétriert, pau LE ROI.

LE ROL

Qu'est-ce donc ?

DOS A BEATRIZ, aux arbalétriers.

Autour du roi I tout de suite I tous I (Les arbalétriers entourent le roi.)

LE ROI

Mais pourquoi ?

DOflA BEATRIZ, à don Jorff*.

Tu l'as vu s'enfuir par là ?

LE ROL

Qui s'est enfui t

DO^A BEATRIZ.

Nous causions, Jorge et moi ; un homme est entré, mal vêtu, vieux, oh ! oui, plus de cinquante ans ; une mauvaise figure ; en nous voyant, Jorge et moi, il s'est troublé, j'ai eu peur, j'ai crié, il s'est enfui.

LE ROL

Par où ?

DO^A BEATRIZ, montrant la porte secrète.

Don Jorge dit que c'est par là.

LE ROI, aux arbaléuiers.

Allez.

Pas tous !

Pourquoi t

AGTB SIXIÈME. i55

DOJlA BEATRIZ.

LE ROI

DONA BEATRIZ.

Trois ou quatre suffiront contre un seul homme. Et s'il en venait d'autres 7

LE ROI, à Madarra.

Vite ! (Mudarra se précipita aree quatre arbalétriers.)

DOfÏA BEATRIZ.

Pourvu qu'on l'atteigne I

DON JORGE, è part.

Frapper maintenant, impossible ! (Rentre Madarra.)

LE ROI

Eh bien?

MUDARRA

Personne.

DOSA BEATRIZ.

Il était déjà parti.

MUDARRA

Pas par cet escalier, toujours. La porte de la rue était fermée en dedans.

DOfiA BEATRIZ.

Ah I ce n'est peut-être pas par cet escalier qu'il s'est échappé. Nuus étions si bouleversés de votre péril, Jorge et moi, que nous n'avons pas très bien vu.

En effet, maintenant, il me semble plutôt qu'il a pris par ici.

Par ici 7 Mudarra et Diego l'auraient vu.

MODARRA.

Personne n'est sorti par ici.

DO^^A BBATRII.

Je vous dis que nous n^avons pas très bien ru. £t puis, je dis, moi, qu'il venait pour vous tuer, je rignore. Rien ne le prouve. Il n'avait peut-être pas une intention méchante. Les femmes crient pour rien. En nous voyant, il s'est retiré par discrétion. Oui, il n^avait pas l'air d'un homme qui va commettre un crime. 11 avait une figure très honnête. Ta! eu tort de vous déranger. N'y pensons plus.

(La roi regarde fixement don Jorfe.)

DON JORGE

C'est moi.

( Aussitôt dei arbaiétrien se Jettent entre le roi et don Jorffo.)

DOKA BBATRIZ.

Non !

LE ROI

Âh I tu l'avoues ?

DON JORGE

Je m'en vante I

LE ROI

Un parchemin !

(On en met on sur nne table.)

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