‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 27 sur 163 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

TRAGÂLDABÂS.

Ah çà, pas de grabuge I A mon secours! Je prends Minotoro pour juge.

MINOTORO, l'aTaDgant.

Présent!

GRIF.

Non pas! Humide encor de ta boisson, n jugerait pour toi.

MINOTORO.

Je donnerai raison A qui l'aura. Tai lu Fhistoire du grand homme Qui jadis condamna son fils traître envers Rome ; J'aurais comme Brutus sacrifié mon sang, Et j'aurais fait tuer mon fils — même innocent!

GRIF.

On s'en vante. Il faudrait un fier juge, un ancêtre. Un ours, pour prononcer contre un homme après s'être Gavé de son saumon!

J'adore le poisson, Mais cependant...

GRIF.

Qui? toi! condamner un garçon Qui, vinsde France et mets sans nombre, a tant de titres A ta reconnaissance ! Et cette sauce aux huîtres Qui t'a fait ululer de si joyeux éclats 1 Je renonce à parler, seul contre tant de plats. Avec quoi combattrais-je un gaillard qui s'épanche En sauce aux huîtres?

n TRAGALDABAS.

mHOYORO.

Biais je te difl que...

— Jepenelie

A le trouver coupable l

TRA6ÀLDABA8.

Ehl

GRIP

rai dit.

MINOTORO, à Itattldabai.

DéfendsKtoi.

TRA6AL0ÀBA8.

De quoi?

MINOTORO.

Ho I toi» tu vas parier, ou, sur ma foi.

Je me f&che à mon tour! Et tout rouge. — La cause Est appelée. Allons, Tragaldabas, expose De quel noble débat il s*agit entre vous.

Sois prolixe.

n s*agit du plat de porc aux choux.

Nous causions du festin qu*à présent je regrette De vous avoir offert. Grif, en convive honnête, Disait que rien ne peut en être surpassé.

Je dis : Hormis le porc. Il se trouve offensé. Voilà toute raffaire. Et qu*à présent on pense A ce qui m*a ftdt faire une telle dépense I Et quand? le lendemain du jour où par mon lurt Les dés m*ont ruiné I Tétais sans un liard. Et j'ai dû profiter de ton état dMvresse Pour t'emprunta* Targent. Tâche de me suivre. Set-ce Afin d'être tué par vous que je me suis

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