‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 47 sur 163 · SCÈNE y · texte numérisé non relu

SCÈNE y

DON ELISEO^ TRAGALDABAS.

DON BLISBO.

fionjour, Trag...

Frappé de Wi geeter* A part.

Ou'a*'t-il & se tordre

Les mains?

Biais non, voyons cela plus sagement.

Cette fiole contient le grand soulagement.

Une goutte de toi suffit pour qu'on guérisse, Remède sacré! lait de la noire nourrice!

Plus puissant que celui qu'au berceau j'ai tété : Ty bus la vie, ici je bois Féternité !

DON BLISBO, aeooarant.

Du poison!

78 TRA6ALDABAS.

TRAGALDABA8.

rignorais» senor... Tavais cru clore La porte...

DON BLISBO.

Ah çà, comment! tu vas mourir encore I

TRAGALDABA8.

C'est la dernière fois.

DON BLISBO.

Et tu ne diras pas Ai]yourd'hui que tu n'es pour rien dans ton trépas I Ta raison de mourir?

Votre raison de vivre?

Entre nous, l'existence est un assommant livre. Tenez, je trouverais simple et raisonnable, oui. Qu'un homme se tu&t seulement par ennui D'avoir à s'habiller tous les jours. Valet, maître, Voici la vie : ôter ses bas pour les remettre. Senor, comprenez-vous quelque chose de plus Écœurant à la fin que ce flux et reflux D'étoffe? Heureux les chiens! quand je vois que les bêtes N'ont ni botte à leurs pieds, ni chapeau sur leurs têtes, Mi culotte, il me vient un si parfait mépris De notre humanité — que souvent il m'a pris, Au risque d'égayer une foule accourue, Une tentation d'aller nu dans la rue!

Biais la police!... Encor si, vêtu, j'y consens. On l'était pour un laps, je ne dis pas dix ans. Biais si l'on n'était pas sa chausse & peine mise! Si Ton était un an sans changer de chemise!

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