‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 5 sur 163 · GR1F · texte numérisé non relu

GR1F

Et pourtant tu nous risques?

Qu'il ait moins de chevaux, de gens et d'odalisques, Ça me touche très peu, mais j'ai servi quatre ans Sous son frère, et tu dois comprendre...

GRIF.

Je comprends.

MINOTORO.

On est soldat ou non.

GRIF.

C'est évident.

MINOTORO.

Du reste.

Quand je dis : «Nous avons perdu» , je suis modeste : Nous ne remettons pas l'ex-gouverneur sur pied, Mais nous jetons bas l'autre.

GRIF.

Oui?

MINOTORO.

L'État se rassied A peine du dernier mouvement militaire.

On s'eflTorce de tout calmer. Le ministère Punira le nouveau gouverneur, tu m'entends.

D'être cause d'un train quelconque dans un temps Où la contagion est vite universelle.

Qui craint un incendie a peur d'une étincelle!

GRIF.

Quelle heure est-il?

MINOTORO.

Une heure, au moins.

GRIF.

Que faisons-nous Du reste de la nuit?

MINOTORO.

Ces sièges sont moins mous Que de bons matelas; mais, si quelque imbécile Bavardait, j'aime autant être sans domicile.

G R 1 F, lui monlrant la place, qui s'est dépeuplée par degrés.

Nous voilà seuls ici, nous serons remarqués; Mous ferions mieux alors de marcher sur les quais.

MINOTORO.

Ils sont pleins d'alguazils, comme toute la ville, D'ailleurs. Mous ferons mieux d'entrer dans cet asile.

Appelant

Garçon !

Le garçon vient

Existe-t-il chez vous un cabinet Où Ton puisse tenter un coup de lansquenet?

LE GARÇON, désignant une fenêtre du rez-de-cbausée.

Celui-ci.

MINOTORO.

La maison reste donc éclairée Toute la nuit?

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