‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 63 sur 163 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

Sa seule chance est donc de Taborder dehors.

Il n*a pas eu besoin non plus de grands efforts DMmagination pour trouver qu'une fête Dont, depuis quatre jours, on nous casse la tète L^attirerait. Dès lors, si ton nez a saisi La piste du discours, conclus.

GRIF.

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MINOTORO.

C'est sur cette croyance aimable qu'est fondée La ruse où je m'en vais le prendre. J'ai l'idée De procurer moi-môme au chien le rendez-vous Qu*il n'aurait pas sans moi. Mais les pièges à loups Sont tendres à côté de cette complaisance.

Il doit rôder autour de nous : notre présence L'empêche d'approcher; donc, laissons Jacintha Seule ici. Si jamais renard à jeun sauta Sur une poule, il va d'un bond être sur elle. Il n'aura pas gémi trois phrases, que la grêle D^ane trombe d'hiver mitraillant une tour Te donne un aperçu vague de mon retour.

GRIF.

Mais si nous sommes hors de son regard, lui-même Ne sera-t-il pas hors du nôtre?

MINOTORO.

Ce problème Peut se résoudre ainsi : moi, je vais la quitter SiDcèrement; mais toi, tu peux te contenter De vaguer à distance, en promeneur qui flâne.

^ Admirant un brin d'herbe ou quelque oiseau qui plane, Ne pensant à personne. Aussitôt que le gueux Parait, tu n*es plus Grif, mais un cheval fougueux. Et tu cours m'avertir.

GRIF.

Où?

MINOTORO.

Devant la cascade.

J'ai dit. Dépéchons-nous de dresser Tembuscade; Je ne respirerai qu*en Ty voyant tombé.

Viens. Mais d'abord un mot à Jacintha.

U Tient à «lie et aHèeta an air graeienz.

Bébé, Nous te quittons.

JACINTHA, MM M rttonrMr*

Tant mieux I

MINOTORO.

Rien que pour cinq minutes.

JACINTHA

Tant pisi

MINOTORO.

Mon adorée, apaisons nos disputes.

Les militaires sont aisément querelleurs.

J'en conviens. Ange aimé, daigne accepter ces fleurs.

J A C I N T H A, 19 retoimant*

Quel changement!

KU« vrmd le boa^aet.

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