ACTE QUATRIÈME
Sa seule chance est donc de Taborder dehors.
Il n*a pas eu besoin non plus de grands efforts DMmagination pour trouver qu'une fête Dont, depuis quatre jours, on nous casse la tète L^attirerait. Dès lors, si ton nez a saisi La piste du discours, conclus.
GRIF.
11 est ici 7
MINOTORO.
C'est sur cette croyance aimable qu'est fondée La ruse où je m'en vais le prendre. J'ai l'idée De procurer moi-môme au chien le rendez-vous Qu*il n'aurait pas sans moi. Mais les pièges à loups Sont tendres à côté de cette complaisance.
Il doit rôder autour de nous : notre présence L'empêche d'approcher; donc, laissons Jacintha Seule ici. Si jamais renard à jeun sauta Sur une poule, il va d'un bond être sur elle. Il n'aura pas gémi trois phrases, que la grêle D^ane trombe d'hiver mitraillant une tour Te donne un aperçu vague de mon retour.
GRIF.
Mais si nous sommes hors de son regard, lui-même Ne sera-t-il pas hors du nôtre?
MINOTORO.
Ce problème Peut se résoudre ainsi : moi, je vais la quitter SiDcèrement; mais toi, tu peux te contenter De vaguer à distance, en promeneur qui flâne.
^ Admirant un brin d'herbe ou quelque oiseau qui plane, Ne pensant à personne. Aussitôt que le gueux Parait, tu n*es plus Grif, mais un cheval fougueux. Et tu cours m'avertir.
GRIF.
Où?
MINOTORO.
Devant la cascade.
J'ai dit. Dépéchons-nous de dresser Tembuscade; Je ne respirerai qu*en Ty voyant tombé.
Viens. Mais d'abord un mot à Jacintha.
U Tient à «lie et aHèeta an air graeienz.
Bébé, Nous te quittons.
JACINTHA, MM M rttonrMr*
Tant mieux I
MINOTORO.
Rien que pour cinq minutes.
JACINTHA
Tant pisi
MINOTORO.
Mon adorée, apaisons nos disputes.
Les militaires sont aisément querelleurs.
J'en conviens. Ange aimé, daigne accepter ces fleurs.
J A C I N T H A, 19 retoimant*
Quel changement!
KU« vrmd le boa^aet.