ACTE PREMIER
DQNÂ FLORINDE.
Répondez d'abord. Donc, si Tinfant vous demandait de lé faire sortir de Séville, vous ne consentiriez pas?
DON JORGE
Non.
DO^A FLORINDE
Et sMl VOUS demandait, moins? S'il frappait à votre porte et vous priait seulement de le cacher dans votre palais, jusqu'à ce que je lui aie trouvé une occasion de salut?
DON JORGE
Je laisserais ma porte fermée.
DONA FLORINDE
Et si votre porte était ouverte, et si vous n'étiez pas là pour lui dire que Votre hospitalité si vantée est un mensonge , et s'il avait confiance dans la fierté de votre seuil, et s'il entrait ? ■ ^
DON JORGE
Qu'il ne fasse pas cela !
DO^A FLORINDE
Le livreriez-vous?
DON JORGE
Qu'il ne vienne pas! Hors d'ici, c'est Tennemi de mon pays; chez moi,. ce serait mon hôtel
Vous ne le. livreriez pas?
17e LES FUNÉRAILLES DE L'HONNEUR.
DON JORGE
QuMl ne vienne pas ici I
DOf^Â FLORINDE.
Il y est!
DON JORGE
Chez moîl lui? Je le défendrai, le misérable! Mais il me payera cher ailleurs la nécessité où il me met de ^ protéger une félonie I C'est bien. Maintenant, dites -moi vite la chose que vous savez.
DOÂA FLORINDE.
Non. Cela ne m'est plus nécessaire, puisque vous ne livrerez pas l'infant.
DON JORGE
Mais cela m'est nécessaire, à moi! J'exige... (srau de
oris dont le palais.)
DOÂA FLORINDE.
Écoutez! qu'est ce tumulte?... Don Manuel! (L'infant eatre en fuyant.)