‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 117 sur 166 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

ZORZO.

Dans cette rue ?

MUDARRA

Dans cette rue.

Avec une femme ?

MUDARRÂ.

Parbleu I

ZORZO.

Belle ?

MUDARRA

Comme le balcon de l'Alcazar I

ZORZO.

Pourquoi n'allez-vous pas chez elle?

MUDARRA

Elle a son mari.

ZORZO.

Elle est mariée ?

* MUDARRA

Oui.

ZORZO, croisant les bras.

Alors, c'est donc d'un adultéra que vous me parlez ?

MUDARRA

Eh bien?

ZORZO, indigné.

Et VOUS me proposez d'en être complice? Vous me demandez d'autoriser votre scandale par mon absence et de laisser la place libre & votre concubinage?

MUDARRA

Senor...

ZORZO.

Vous m'offensez dans toutes mes pudeurs I

MUDARRA

Parlez moins haut.

20RZ0.

Moins haut ? mais je vais* crier, au contraire ! Je ne souffrirai pas que la morale reçoive cet affront ! J'appellerai tous les voisins au secours du mariage ! Jevais réveiller toute la rue I A l'aide l à l'aide l

MUDARRA

Veux-tu te taire ?

ZORZO.

Au feu ! à l'amour ! [ll ramasse des pierres et les jette dans la fQnOtre du balcon.)

MUDARRA

Tu te tairas ! (U tire son épée et Zorzo la sienne. Ils se bottent.)

ZORZO.

A nfoi, les maris !

MUDARRA

A toi, misérable! (La fenôtre du balcon s*oavre. Le roi y , paraît. )

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