‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 119 sur 166 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

DQSA BEATRIZ, MARTIN DIAZ.

MARTIN DIAZ, montrant une maison.

Voici une maison d'où vous pourrez voir.

DO.^A BEATRIZ.

Ce sera horrible d'être là; mais je veux assister à rimpressioQ de la foule. Tous ces supplices me font trembler pour don Pèdre. On ne voit plus le crime, on ne voit que Texpiation.

MARTIN DIAZ

Don Manuel ne vaut pas qu'on le regrette.

DONA BEATRIZ.

Non ; c'est un traître envers son frère et envers son pays. Eh bien! moi-même, qui le connais et qui ai plus de raisons qu'une autre pour haïr Tennemi du roi, je pense qu'il va souffrir et je me sens pleine de pitié pour lui.

MARTIN DIAZ

Si don Pèdre a peur des ressentiments...

Peur! don Pèdre! La colère des éléments ne l'empêcherait pas d'être juste. Noble naturel C'est par l'admiration que mon amour a commencé. Il est la loi vivante, l'effroi du mal et la confiance du bien. Ahl il a bien le droit d'être juste contre les autres, car il l'est contre lui.

MARTIN DIAZ

Contre lui?

DOÂA BEATRIZ.

Oui. Ne sais-tu pas l'aventure de la rue du Candilejo?

MARTIN DIAZ

Quelle aventure?

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