LA FOULE
Vive don Pèdre !
DOKA FLORINDE..
A bas Caïn l
ESTEBAIf, accourant.
Insolente ! saisissons-la !
LE ROI
Quelle est cette femme ?
MlTDARRA.
DonaFlorinde d'Aguilar. On la dit mariée à Tinfant.
LE ROI
Qu^On la laisse libre. (Esteban la laisse. Le roi à dona Florinde.)
Vous êtes la femme du condamné ?
DONA FLORINDE
De votre frère.
LE ROI
Madame, je vous excuse. Mais Tixifant a mérité la mort.
DONA FLORINDE
Non]
LE ROI
J'ai des preuves.
DONA FLORINDE
Que de preuves ont fait périr des innocents I
LE ROI
Assez. — Alcade... {Moarement dans la foule.)
DOt^A FLOKINDE. Elle ra regarder au fond de la place, paia revient précipitamment, égarée et sombre.
Eli bien, frappez I celui qui frappe son frère sera
frappé par son frère l (sue tombe à genoax et se courre de son ' ▼oile. » Moment d'attente. Tout & coup la foule pousse un cri.)
TROHBALGO.
Déjà fini ! (a zorzo.) 11 n'y en a pas d'autre ?
ZORZO.
Pas pour aujourd'hui.
TROHBALGO.
Non, car le roi a quitté le balcon. Tiens, il sort de TAlcazar. Pourquoi?
ZORZO.
Pour te voir mieux. (Le roi parait sur la place, arec Mudarra et des seigneurs.)
LE ROL
Allons dans la ville. C'est le moment de me montrer partout. Il sied que mon action ne craigne pas le regard de mon peuple.
doUa florinde.
Altesse l
Encore l
LE ROL
DONA'FLORINOE.
Vous m'avez pris sa vie» me prendrez-vous aussi son corps ?