‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 127 sur 166 · LA FOULE · texte numérisé non relu

LA FOULE

Vive don Pèdre !

DOKA FLORINDE..

A bas Caïn l

ESTEBAIf, accourant.

Insolente ! saisissons-la !

LE ROI

Quelle est cette femme ?

MlTDARRA.

DonaFlorinde d'Aguilar. On la dit mariée à Tinfant.

LE ROI

Qu^On la laisse libre. (Esteban la laisse. Le roi à dona Florinde.)

Vous êtes la femme du condamné ?

DONA FLORINDE

De votre frère.

LE ROI

Madame, je vous excuse. Mais Tixifant a mérité la mort.

DONA FLORINDE

Non]

LE ROI

J'ai des preuves.

DONA FLORINDE

Que de preuves ont fait périr des innocents I

LE ROI

Assez. — Alcade... {Moarement dans la foule.)

DOt^A FLOKINDE. Elle ra regarder au fond de la place, paia revient précipitamment, égarée et sombre.

Eli bien, frappez I celui qui frappe son frère sera

frappé par son frère l (sue tombe à genoax et se courre de son ' ▼oile. » Moment d'attente. Tout & coup la foule pousse un cri.)

TROHBALGO.

Déjà fini ! (a zorzo.) 11 n'y en a pas d'autre ?

ZORZO.

Pas pour aujourd'hui.

TROHBALGO.

Non, car le roi a quitté le balcon. Tiens, il sort de TAlcazar. Pourquoi?

ZORZO.

Pour te voir mieux. (Le roi parait sur la place, arec Mudarra et des seigneurs.)

LE ROL

Allons dans la ville. C'est le moment de me montrer partout. Il sied que mon action ne craigne pas le regard de mon peuple.

doUa florinde.

Altesse l

Encore l

LE ROL

DONA'FLORINOE.

Vous m'avez pris sa vie» me prendrez-vous aussi son corps ?

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