ACTE CINQUIÈME
MARTIN DIAZ
On m'a parlé d'un certain Zorzo...
(Zorzo est venu aux cris de dona Beatriz et rôde au fond du tlié&tre.)
Zorzo? présent!
MARTIN DIAZ, à dona Beatriz.
Voilà, je crois, mon homme. Daignez vous éloigner un instant.
DOÎÎA BEATRIZ.
On n'agira que sur mon ordre?
MARTIN DIAZ
Soyez tranquille. (Dona aeaiHz s'éloIgne.)
SCÈiNE V.
ZORZO, MARTIN DIAZ.
MARTIN DIAZ
Vous êtes. Zorzo?
ZORZO.
Et vous ?
MARTIN DIAZ
Vous ne me connaissez pas ? ça vaut autant. On vous a indiqué à moi comme un homme qui peut rendre un service.
ZORZO, souriant.
Vous voulez dire vendre ?
MARTIN DIAZ
Je suis un mari jaloux.
ZORZO.
Seulement ?
MARTIN DIAZ
Je Tespère encore, mais je voudrais faire une épreuve.
ZORZO.
J'écoute.
MARTIN DIAZ
Je voudrais voir la figure de ma femme si le galant disparaissait quelque temps sans dire où il va.
ZORZO.
Un enlèvement î
MARTIN DIAZ
Un soir, — ce soir, par exemple, — vous vous trouveriez, à dix ou douze, sur le passage du galant, je vous dirais où vous auriez chance de le rencontrer, vous l'entoureriez, il crierait, vous le bâillonneriez, ça ne serait pas loin du Guadalquivir, j'ai une barque... — Connaissez-vous le château d'Alcala ?
ZORZO.
Je l'ai pillé.
MARTIN DIAZ
Vous Iriez l'y débarquer. Une fois là, je me chargerais de lui.
ZORZO.
Vous désirez qu'on ne le débarque que là ?