‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 145 sur 166 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

DONA BBATRIZ, puis DONA FLORINDE.

DONA BEATRIZ, seule.

J'avais cru entendre... Où donc est Martin Diaz ?

DONA FLORINDE, sur le perron.

Chez moi.

DONA BEATRIZ.

Chez vous!

Oui. Il voulait empêcher don Jorge d'aller à TAlcazar, et moi je veux que don Jorge y aille.

DONA BEATRIZ.

Dona Florinde, je peux répéter au roi ce que vous avez dit dans le sépulcre de Tinfant. Je le peux sans crainte pour mon fils, vous ne le trahiriez pas, votre haine a trop besoin de luil IJn mot de moi, et vous êtes morte. Voulez-vous que je me taise?

DOf(A FLORINDE.

Votre prix?

DO^A BEATltlZ.

Voua retiendrez don Jorge.

DOÎ^A FLORINDE.

Je le voudrais que je ne le pourrais pas.,

DO^A BEATR IZ.

Vous avez bien pu l'entraîner !

DONA FLORINDE

C'est parce que J'ai pu l'entraîner que je ne peux pas le retenir.

DO^A BEATRIZ.

Que voulez-vous dire? qu'avez-vous donc fait que vous ne puissiez plus défaire? quelles paroles avezvous prononcées que vous ne puissiez plus reprendre?

DO^A FLORINDE

Ne me le demandez pas, je serais capable de vous le dire.

DO^A BEATRIZ.

Vous voulez m'effrayer pour m'empêcher de parler à don Jorge; mais vous n*y réussirez pas.

DOSA FLORINDE

Parlez-lui.

DOfÏA BEATRIZ.

Certainement, je lui parlerai I et il m'écoutera I Vous avez sur lui je ne sais quelle sombre puissance, mais

moi je suis sa mère.

DOS'A FLOrINDE.

Oui, vous êtes sa mère I

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