‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 18 sur 166 · ACTE PREMIER. 2r · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER. 2r

MINOTORO.

Quel est cet idiot?

TRAGALDABAS

C'est vrai, j'étais stupide I J'ai voulu faire peur et c'est moi qui frémis.

GRIF.

Peur à noust!

MINOTORO.

Peur à nous r

TRAGALDABAS

Du calme, mes amis.

Mon essai n'a pas pris, j'y renonce.

GRIF.

Adorable !

Adieu. Je vais dormir.

Il fait un pas pour s'en aller.

MINOTORO, le retoarnant brutalement.

Et d'un sommeil durable î

GRIF.

Du vrai sommeil !

TRAGALDABAS

Comment? — Ah oui, vous supposez Que je vais vous trahir? Soyez tranquillisés, Ce- n'est qu'afin d'avoir de l'argent pour me taire

•26 ÏRAGALDABAS.

Que je me présentais comme devant le faire ;

Je n^en ai jamais eu Tintention, d'ailleurs.

Je suis, de ma nature, indulgent aux voleurs,

MINOTORO.

Voleurs I

TRAGALDABAS

C'est un métier auquel je m'intéresse.

Il vous y faut beaucoup de bravoure et d'adresse...

Hinotoro exaspéré lève son couteau. Grif le retient •

GRIF.

Écoute.

Les voleurs sont, — même meurtriers, — Une réduction fidèle des guerriers, Auxquels on fait honneur de ce qu'on vous reproche. Des héros en petit. Des conquérants de poche.

MINOTORO.

Je vais...

G R 1 F , le retenant toi^ours.

Mais s'il nous croit voleurs, alors, mon cher.

Que craindre?

MINOTORO.

Ilfait semblant!

GRIF.

Il ne m*en a pas l'air.

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