‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 31 sur 166 · GRIP · texte numérisé non relu

GRIP

Des plus graves. 11 a traité d'un ton léger Un plat que j'aime.

DON ELISEO, souriant.

Alors cela peut s'arranger*

GRIF.

Vous êtes son ami, Je l'aperçois sans peine.

Je risquerais ma vie au besoin pour la sienne. Crevez-lui les deux yeux I

GRir.

Quoi?

DON ELISEO.

Ne VOUS gênez point Pour lui faire sauter les dents à coups de poing. Je ne tiens qu'à sa vie, et, pourvu qu'il existe, Vous me rébrancheriez, je n'en serais pas triste. Et même, à dire vrai, j'en serais enchanté.

Mutilez mon ami, sans nuire à sa santé.

Et je vous bénirai de la figure plate Qu'il fera n'ayant plus nez, oreille ni patte l

GRIF.

C'est une autre façon d'entendre l'amitié.

48 TRAGALDABAS

DON ELISEO.

Je n'ai pas Tamitié gourmande. Une moitié

Ou môme un quart d'ami peut très bien me suffire.

C'est entendu ?

GRIF.

Jamais. Je tiens à le détruire.

DON ELISEO.

Parce qu'il a parlé légèrement d'un mets?

Que j'aime.

DON ELISEO.

S'il vous fait des excuses ?

GRIF.

Jamais!

DON ELISEO.

Allons,— on m'attend, moi, finissons-en, monmaître,— Ce duel n'est pas possible.

GRIF.

Il se fera.

DON ELISEO.

Peut-être!

A Tragaldabas et à Minotoro.

Cette affaire est stupide et n'ira pas plus loin.

MINOTORO.

Pourquoi?

DON ELISEO.

Par la raison qu'il vous manque un témoin.

Je me retire.

MINOTORO.

Tiens !

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