ACTE TROISIÈME, 5l
DONA GAPRINA.
A présent, ta misère A gîte, blanchissage (et c'était nécessaire I), Le vêtement, le pain dont souvent tu manquais.
TRAGALDABAS
C'est gentil, mais enfin c'est ce qu'ont les laquais .
OONA GAPRINA.
Plus, vingt ducats par mois.
TRAGALDABAS
Mes gages.
DONA CAPRIKA.
Je suppose Que, donnant tant, j'ai dû demander quelque chose.
Tu m'as, — et ton tarif disputait chaque écu ! — Payé comme mari, mais non comme trompé.
J'en conviens avec toi, ce n'est qu'une nuance ; Les deux mots ont entre eux une étroite alliance, Mais, dans quelque union qu'ils aient toujours vécu. Mari ne veut pas dire absolument trompé.
On peut les distinguer par extraordinaire.
On ne lit pas encor dans le dictionnaire :
Afarij voyez trompé. Quand nous nous promenons, Et qu'à te voir si belle on demande nos noms, Toi-même m'en voudrais si, suivant ton programme. Je répondais : — Je suis le trompé de madame I
DO^A GAPRINA.
Tu ne dirais pas vrai.
TRAGALDABAS
TRAGALDABAS
Quant à robjectioa Que, comme tu n'es pas ma femme pour de bon Je ne suis pas, moi... Soit, mais je pa.se PO^ir lêtre. J'aimerais même mieux l'être que le paraître . Je te partagerais l
DOSA CAPRINA.
Merci l - Je disais donc Que ce n'est pas pour rien que je t'ai, fait ce don De tout, ce que j'attends de ta r««^^/^^^'*"?^^^^^^^ . C'est, tu l'as dû comprendre, un peu de complaisance , Ohi pour rien qui soit mal, je t'en fais le serment; Pour un amoureux, oui, jamais pour un amant.
TRAGALDABAS
Qu'il soit ce qu'il voudra, ton fleuriste m'outrage Rien que par l'insolent envoi de ce fourrage ^ A mon épouse. — Il croit aussi, lui, que tu l'es?
DO^A CAPRINA.
Oui.
TRAGALDABAS
Tu vas m'expliquer tous tes plans sans délais l verrai i^ je puis continuer d'en être.
^ les ai trop longtemps servis sans les connaître! ar telle est ta façon d'en agir avec moi ue tu n'as pas daigné m'apprendre quel emploi ■' faisais de mon nom I
D05[A CAPRINA.
Quand m'en as-tu priée ?
veux savoir pourquoi je me dis mariée?
=8* pour qu'on me demande en mariçige !