‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 4 sur 166 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

MINOTORO, GRIF.

G R I F. II cherche quelqu'un, aperçoit Hinotoro, va s'asseoir en face de lui et frappe sur la table.

MINOTORO.

Enfin !

GRIF, au garçon.

Du même vin.

MINOTORO.

J'admire ta façon D'être exact.

GRIF.

C'est que...

Garçon !

6 TRAGALDABAS

MINOTORO.

Soit. — Et les...

G R I F, lui montrant le garçon qui revient.

Chutî

Le garçon sert et s'en va.

UINOTORO.

Et les autres?

GRIF.

Seul ! — Tant que ça se passe en mots, ils sont des nôtres ; Mais ils s'empressent moins de s'exposer aux coups.

MIXOTORO.

Tant mieux 1 toute la somme alors sera pour nous. Nous suffirons.

GRIF.

Sortant de voir tant d'apathie, Je ne m'attends plus guère à gagner la partie.

MINOTORO.

Je m'attends toujours fort à la perdre.

GRIF.^

Comment I

MINOTORO.

D'abord, mon cher, le peuple aime le changement ; Puis, l'ancien gouverneur, dont nous servons la cause, A le juger sans haine, était un pas grand'chose ; Croire que tout Cadiz contre son successeur Va s'insurger pour lui — serait d'une épaisseur D'esprit particulière.

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