‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 47 sur 166 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

JAGINTHA.

Supposez-le mon frère.

TRAGALDABAS

JAGINTHA.

Celui qui voudrait me distraire Des principes qu'enfant ma mère m'a donnés^ Celui-là ferait bien d'être brave. Tenez, Le vrai remercîment que je puisse vous rendre Pour votre beau bouquet, c'est de ne pas le prendre. Gardez-le donc. Il est des gens dont la douceur N'est pas grande devant les galants de leur— sœur. Mon — frère est de ces gens. Quand on veut le connaître, Il suffit de passer deux fois sous ma fenêtre. Et ce ne serait pas précisément un jeu De ramasser mon gant. Mes meubles durent peu ; Sur le moindre prétexte, il bouscule et saccage. Se jeter dans le feu, s'approcher de la cage De l'hyène et passer à travers les barreaux Son bras et son visage, agacer les taureaux Quand contre leur fureur on n'a qu'un doux sourire, Sont des actes pareils à celui de m'écrire.

Adressez- vous, senor, à des cœurs moins gardés. Et, s'il vous reste un peu de raison, attendez Pour vous ressouvenir si je suis brune ou blonde Le jour où vous serez fatigué d'être au monde. Adieu, senor.

Elle prend son carton et entre chez dona Caprine.

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