‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 61 sur 166 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

MINOTORO, JACINTHA, GRIF.

Entrée lugubre. Hinotoro furieux et agitant un gros bouquet, Jacintha ennuyée, Grif sinistre. Après un temps, Jacintha relève la tête.

JACINTHA

Vraiment, nous devenons d'une gaîté trop folle.

Allant à Grif.

Voyons, cher Grif.

GRIF, tête et bras pendants.

Hélas!

JACINTHA, allant à Miootoro .

Toi, Min!

HINOTORO, brandissant son bouquet.

Hun!

100 tragâldâbas.

JAGINTHA.

Ma parole, C'est assommant! Voilà pourquoi vous m'amenez! On rêve de bateaux, de danses, de dîners, Et de deux cavaliers cherchant, bourses ouvertes, • Quelles félicités peuvent vous être offertes Et joyeux d'employer tous leurs maravédis A vous faire suj: terre un jour de paradis; Et quand o^ vient, avec sa robe des dimanches. L'un en saule pleureur laisse tomber ses branches, L'autre veut vous percer le cœur de son bouquet!

Retournant à Grif.

Voyons, Grif, entendez raison.

GRIF.

Un freluquet l

JAGINTHA.

Les duels ne prennent pas tous les jours la tournure Qu'on leur souhaiterait. Pour une égratignure...

GRIF.

Égratignure I

JAGINTHA.

Non, blessure...

GRIF.

Un élégant.

Qui m'a flanqué cela sans même ôter son gantl Un gaillard à la mode I un promeneur de femme I Un roucouleurl J'en ai, le soir, puni ma lame. Cracl — Et j'étais allé chercher moi-même exprès Ce galant! c'est très gai. Tenez, je couperais

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