‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 88 sur 166 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

TRA6ALDABAS, à lai-môme.

Je ne suis pas très nécessaire ici.

GRIF.

Nous, par là. Vous n'avez pas apporté d'épées?

DON ELISEO.

Puisque vous en avez!

TRAGALDABAS, regardant à ses pieds.

Ces herbes sont trempées De rosée. ,

Grif Tient à lui et lui tend les épées.

Et puis?... Tiens! cet oiseau sur ce jonc!

Grif loi pousse les pommeaux dans l'estomac.

C'est juste.

U se .tourne yers don Eliseo.

Eliseo l

Il lui montre les épées.

DON ELISEO.

Choisissez.

TtlAGALDABAS.

Moi?

BON ELISEO.

Oui donc?

TRAGALDABAS, h port.

Puisqu'il le veut l

Il en prend une.

Voici celle que je préfère.

La tendant à don Eliseo. ^

Tenez!

144 TRAGALDABAS

DON ELISEO.

Gardez!

TRAGALDABAS, à part.

Le mieux est de le laisser faire.

C'est bien le moins qu'il ait le choix de son moment.

A don Eliseo.

OÙ faut-il la porter?

IfON ELISEO, le condaisanl à la place que I0 sort

lai a donnée.

A part.

Voyons comment La question d'argent va faire son entrée.

A l'instant où Grif ya placer Minotoro, Minotoro Tarrête da geste.

MINOTORO.

Avant d'offrir aux vers une maigre curée, J'aurais cru que ce drôle aurait trouvé décent De payer ce qu'il doit.

DON ELISEO, à part.

Ahl

MINOTORO.

C'est en rougissant Que je pense à l'argent lorsque l'honneur me somme ; Mais je voudrais mon dû, moins pour ravoir ma somme Que pour ne pas avoir cette infâme douleur De salir mon épée à celle d'un voleur 1

DON ELISEO, & Tragaldabas.

Vous devez à monsieur?

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