SCÈNE I
BEPPO, TROPPA.
La porte de la marquise s'ouvre, un jeune homme, richement vêtu, épée au côté, en sort furieux.
BEPPO
C'est bon ! Timpertinente ! elle me le paira !
Un autre jeune homme, qui passait, aussi riche, plus épais, s'arrêie en voyant Beppo, et l'aborde.
TROPPA.
Bonjour, Beppo.
BEPPO, sans le voir.
Jeté dehors ! ah ! signera !
TROPPA.
Qu'est-ce donc ?
BEPPO, toujours sans le voir.
Je serai vengé de vous, la belle !
TROPPA.
De qui?
BEPPO
J'aurai mon tour, Fideline !
TROPPA, tout à coup furibond.
C'est d'elle?
J'en suis!
BEPPO
Quoi! me traiter d'une telle façon!
Une insulte pareille !
TROPPA, plus en colère que lui.
Il faut une leçon!
BEPPO
Elle aura beau parler de son humeur fantasque.
TROPPA.
Elle aura beau tirer mon habit par la basque! « Mon cher petit Troppa ! »
BEPPO
Je...
TROPPA.
Certes !
BEPPO, remarquant enfin Troppa.
Tiens ! c'est toi !
Mais qu'as-tu donc ?