‹ Théatre completChapitre 19 sur 176 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

BEPPO, LYDIA, TROPPA.

TROPPA.

L'affaire s'arrange.

BEPPO, réveillé en sursaut.

Quoi?

TROPPA.

Je descends de chez Fideline.

Ah! oui. Vient Par là, que Lydia n'entende pas. — Eh bien?

TROPPA, triomphant et furieux. Bas à Beppo.

Elle a dissimulé, mais au fond elle enrage. Dès qu'elle vous a vus, — la chose va, courage! — Malgré ce qu'elle a fait d'efforts pour tenir bon, Elle n'a pu rester longtemps sur le balcon.

— Je t'ai bien conseillé, va! — Puis, rentrée à peine, Elle n'a pu cacher l'ennui dont elle est pleine. J'étais là, j'ai reçu, mon cher, un rude assaut D'injures. Insolent, impertinent et sot.

Je crois, oui, même sot, il n'est pas d'épithète

Qu'elle ne m'ait jetée aigrement à la tête.

Oh! elle m'a traité! Fais-moi donc compliment!

LYDIA

Je vous trouve galants, messieurs.

TROPPA.

Rien qu'un moment.

Bas à Beppo.

Ah! je suis un sot? bon! garde encor la petite. Le feu prend, verses-y de l'huile. — Je vous quitte.

— Une observation. Je te trouve un peu froid Avec Lydia. Sois plus amoureux. On voit Trop aisément que c'est une plaisanterie. Sois plus passionné, si tu peux, je t'en prie.

Il revient vers Lydia

Ah! — Le secret est-il de scandale pourvu? Je n'ai pas entendu le récit, je l'ai vu. C'est-à-dire, j'en ai vu le dos; mais n'importe, Troppa se démenait d'une si rude sorte

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