‹ Théatre completChapitre 3 sur 176 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Ma fortune, mon temps, mon sang, tout est à toi. Elle en mourrait!

BEPPO

Comment t'y prendrais-tu ?

TROPPA.

Ho! moi, Mon cher, la jalousie est mon moyen. Promène Une autre femme ici pendant une semaine, Et ta marquise un soir te tombe dans les bras.

BEPPO

Oui, mais il me faudrait l'autre, et je ne l'ai pas.

TROPPA.

Prends Fœdora.

BEPPO

Tu ris! La marquise jalouse D'une Fœdora! Bail! est-ce qu'on les épouse? Il me faudrait quelqu'un qu'on pût aimer, tu sens.

TROPPA.

Prends dans quelque mansarde une enfant de seize ans, Belle et chaste.

Tu veux que, chaste, elle consente?

TROPPA.

Fais comme moi.

U lui montre une maison dans le parc.

Ci-(jîte une enfant ravissante Que tu ne connais pas et que nul ne connaît.

Ma maîtresse ! Seize ans. Un petit cœur qui naît ! Un ignorant babil où Ja grâce se mêle!

BEPPO

Personne ne te sait son amant?

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