‹ Théatre complet. Avec des remarques littéraires et un choix de notes classiquesChapitre 121 sur 459 · CHICANEAU, PETIT-JEAN · texte numérisé non relu

CHICANEAU, PETIT-JEAN

CHICANEAD, allant et revenant.

La Brie, Qu'on garde la maison , je reviendrai bientôt. Qu'on ne laisse monter aucune âme là-haut. Fais porter cette lettre à la poste du Maine. i Prends-moi dans mon clapier trois lapins de garenne, j Et chez mon procureur porte-les ce matin. Si son clerc vient céans , fais-lui goûter mon vin. Ah ! donne-lui ce sac qui pend à ma fenêtre. Est-ce tout? Il viendra me demander peut-être Un grand homme sec, là, qui me sert de témoin. Et qui jure pour moi lorsque j'en ai besoin : Qu'il m'attende. Je crains que mon juge ne sorte : Quatre heures vont sonner. Mais frappons à sa porte.

PETIT-JEAN, entr'ouvraat la porte.

Qui va là?

CHICANEAD.

Peut-on voir monsieur?

PETIT-JEAN, fermant la portb.

Non.

CHICANEAU, frappant i la porte.

Pourroit-on Dira un mot à monsieur son secrétaire ?

PETIT-JEAN, fermant la porte.

Non.

CHICANEAO, frappant à la porte.

Et monsieur son portier?

PBTIT-JEAH.

C'est moi-même.

CHICANEAO.

De grâce.

Bavez à ma santé, monsieur.

PETIT-JEAN, prenant l'argent.

Grand bien vous fasse!

(Fermant la porte.) Mais revenez demain.

CHICANEAD.

Eh I rendez donc l'argent.

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