‹ Théatre complet. Avec des remarques littéraires et un choix de notes classiquesChapitre 329 sur 459 · ACTE CINQUIÈME SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME SCÈNE I

IPHIGÉNIE, iGGINB.

IPHIOÉNIE.

Cesse de m'arrèter. Va, retourne à ma mère, iEgine : il faut des dieux apaiser la colère.

1. Ce dernier vers f&it trembler pour Iphigéaie et lennine de li manière la plos intéreiMnte ce quatrième acte , ri riche en beautèi 4« toat genres. (OnorrROT.)

64« IPHIOfiNIE.

Pour ce sang malheureux qu'on reat leur dérober. Regarde quel orage est tout prêt à tomber : Considère Tétat où la reine est réduite; Vois comme tout le camp s'oppose à notre fuite; Avec quelle insolence ils ont, de toutes parts. Fait briller à nos yeux la pointe de leurs dards ; Nos gardes repoussés, la reine évanouie... Ah ! c'est trop l'exposer : souffre que je la fuie Et, sans attendre ici ses secours impuissants, Laisse-moi profiter du trouble de ses sens. Mon père môme , hélas ! puisqu'il faut te le dire, Mon père, en me sauvant, ordonne que j'expire.

iEGINB.

Lui, madame! Quoi donc? qu'est-ce qui s'est passé)

IPHIGéNIE.

Achille trop ardent l'a peut-être offensé : Mais le roi, qui le hait, veut que je le haïsse; Il ordonne à mon cœur cet affreux sacrifice ; Il m'a fait par Ârcas expliquer ses souhaits ; yGgine, il me défend de lui parler jamais.

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