Act* m. ae. II. — S. yEneid. Ub. TII
PRBPAOB. K-a
an roi dont PirithoOs votiloit enlerer la femme, et qui arrêta Thésée prisonnier, après avoir fait mourir Pirithofls. Ainsi l'ai tâché de conserver la vraisemblance de l'histoire, sans rien perdre des ornements de la fable, qui fournit extrêmement à la poésie; et le bruit de la mort de Thésée, fondé sur ce voyage fabulem, donne lieu à Phèdre de faire une déclaration* d'amour qui devient une des principales cauws de son malheur, et qu'elle n'auroit jamais osé faire tant qu'elle auroit cru que son mari étoit vivant.
Au reste , je n'ose encore assurer que cette pièce soit en effet la meilleure de mes tragédies. Je laisse aux lecteurs et au temps à décider de son véritable prix. Ce que je puis assurer, c'est que je n'en ai point fait où la vertu soit plus mise en jour que dans celle-ci ; les moindres fautes y sont sévèrement punies : la seule pensée du crime y est regardée avec autant d'horreur que le crime même; les foiblesses de l'amour y passent pour de vraies foiblesses ; les passions n'y sont présentées aux yeux que pour montrer tout le désordre dont elles sont cause; et le vice y est peint partout avec des couleurs qui en font connoltre et haïr la difformité. C'est là proprement le but que tout homme qui travaille pour le public doit se proposer ; et c'est ce que les premiers poètes tragiques avoient en vue sur toute chose. Lear théâtre étoit une école où la vertu n'étoit pas moins bien enseignée que dans les écoles des philosophes. Aussi Aristote a bien voulu donner des règles du poCme dramatique; et Socrate, le plus sage des philosophes, ne dédaignoit pas de mettre la main aux tragédies d'Euripide. Il seroit à souhaiter que nos ouvrages fussent aussi solides et aussi pleins d'utiles instructions que ceux de ces poètes. Ce seroit peut-être an moyen de réconcilier la tragédie avec quantité de personnes célèbres par leur piété et par leur doctrine, qui l'ont condamnée dans ces derniers temps, et qai en jugeroient sans doute plus favorablement, si les auteurs songeoient autant à instruire leurs spectateurs qu'à les divertir, et s'ils suivoient en cela la véritable intention de la tragédie.
PERSONNAGES
rHBSÉB, fils d'âgée, roi d'Athènes.
PHÈORB, femme de Tliésée, fille de Minos et de
Pasiphaé.
BIPPOLTTB, fils de Thésée et d'Àntiope, leUe
des Amazones.
#R>CIB, princesse du sang royal d'Athènes. THBRAMÈNB, goaTernenr d'Hippolyte.
(ENONB, ajorrice et confidente de Phèdre. ISUÈNI, confidente d'Aricie.
PANOPB, femme de la suite de Phèdre.
eAKDES.
Lm scène «si à Trézhu, vilU du PéloporUae.
PHEDRE
TRAGÉDIE