C'est de Rotrou que Racine a pris l'idée de cette scène
Les stances dans un monologue Paient alors à la mode; Comaill» «a «TUt fait usage dans le Cid.
De leurs cruelles armes.
Leur exemple t'anime à te percer le flanc; Et toi seule verses des larmes, Tous les autres versent du sang.
Quelle est de mes malheurs l'extrémité mortelle t Où ma douleur doit -elle recourir?
Dois-je vivre? dois-je mourir?
Un amant me retient, une mère m'appelle; Dans la nuit du tombeau je Ja vois qui m'attend; Ce que veut la raison , l'amour me le défend
Et m'en ôte l'envie.
Que je vois de sujets d'abandonner le jouri
Mais, hélas! qu'on tient à la vie,
Quand on tient si fort à l'amour !
Oui, tu retiens, amour, mon àme fugitive; Je reconnois la voix de mon vainqueur :
L'espérance est morte en mon cœur , Et cependant tu vis, et tu veux que je vive; Tu dis que mon amant me suivroit au tombeau. Que je dois de mes jours conserver le flambeau
Pour sauver ce que j'aime.
Hémon, vois le pouvoir que l'amour a sur moi :
Je ne vivrois pas pour moi-même,
Et je veux bien vivre poor toi.
Si jamais tu doutas de ma flamme fîdellc... Mais voici du combat la funeste nouvelle.