‹ Théatre complet. Avec des remarques littéraires et un choix de notes classiquesChapitre 36 sur 459 · C'est de Rotrou que Racine a pris l'idée de cette scène · texte numérisé non relu

C'est de Rotrou que Racine a pris l'idée de cette scène

Les stances dans un monologue Paient alors à la mode; Comaill» «a «TUt fait usage dans le Cid.

De leurs cruelles armes.

Leur exemple t'anime à te percer le flanc; Et toi seule verses des larmes, Tous les autres versent du sang.

Quelle est de mes malheurs l'extrémité mortelle t Où ma douleur doit -elle recourir?

Dois-je vivre? dois-je mourir?

Un amant me retient, une mère m'appelle; Dans la nuit du tombeau je Ja vois qui m'attend; Ce que veut la raison , l'amour me le défend

Et m'en ôte l'envie.

Que je vois de sujets d'abandonner le jouri

Mais, hélas! qu'on tient à la vie,

Quand on tient si fort à l'amour !

Oui, tu retiens, amour, mon àme fugitive; Je reconnois la voix de mon vainqueur :

L'espérance est morte en mon cœur , Et cependant tu vis, et tu veux que je vive; Tu dis que mon amant me suivroit au tombeau. Que je dois de mes jours conserver le flambeau

Pour sauver ce que j'aime.

Hémon, vois le pouvoir que l'amour a sur moi :

Je ne vivrois pas pour moi-même,

Et je veux bien vivre poor toi.

Si jamais tu doutas de ma flamme fîdellc... Mais voici du combat la funeste nouvelle.

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