ACTE V
Venez, et terminez mes déUjstables jours! De ces cruels amis trompez tous les obstaclesl Toi, justifie, ô ciel, la foi de tes oracles! Je suis le dernier sang du malheureux Laïus; Perdez -moi, dieux cruels, ou vous serez déçus. Reprenez, reprenez cet empire funeste; Vous m'ôtez Antigone, ôtez-moi tout le reste ; Le trône et vos présents excitent mon courroux; Un coup de foudre est tout ce que je veux de vous. Ne le refusez pas à mes vœux, à mes crimes; Ajoutez mon supplice à tant d'autres /ictimes. Mais en vain je vous presse, et mes propres forfaits Me font déjà sentir tous les maux que j'ai faits. Polynice, Étéocle, locaste, Antigone, Mes fils, que j'ai perdus, pour m'élever au trône, Tant d'autres mallieureux dont j'ai causé les maux, Font déjà dans mon cœur l'office des bourreaux. Arrêtez... Mon trépas va venger votre perte; La foudre va tomber, la terre est entr'ouverte; Je ressens à la fois mille tourments divers. Et je m'en vais chercher du repos aux enfers '.
(n tombe entre les mains des gardes.]
U Voilà d'où est parti celui qui est arrivé jusqu'à Alhalie.
(Louis Racini.)
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ALEXANDRE LE GRAND
TRAGÉDIE