ACTE m
Et si de tant do maux le funeste inventear
De quelque ombre de bien pouvoit être l'auteur.
HATHAN.
De quolTOOB plaignex-TOus? Vient-on avec forie Arracher de vos bras votre fils Zacharie? Quel est cet autre enfant si cher à votre amour 1 Ce grand attachement me surprend à mon tour. Est-ce un trésor pour vous si précieux, si rareî Est-ce un libérateur que le ciel vous prépare î Songex-y : vos refus pourroient me confirmer Un bruit sourd que déjà l'on commence à semer.
iOSABBTH.
Quel bruit?
MATHAH.
Que cet enfant vient d'illustre origine} Qu'à quelque grand projet votre époux le destine.
JOSABETH
Et Mathan, par ce bruit qui flatte sa fureur...
UATHAN.
Princesse, c'est h vous à me tirer d'erreur.
Je sais que, du mensonge implacable ennemie,
Josabeth livreroit même sa propre vie ,
S'il falloit que sa vie à sa sincérité
CoûtÂt le moindre mot contre la vérité.
Du sort de cet enfant on n'a donc nulle trace?
Une profonde nuit enveloppe sa race?
Et vous-même ignorez de quels parents issu ,
De quelles mains Joad en ses bras l'a reçu?
Parlez ; Je vous écoute, et suis prêt à vous croire :
Au Dieu que vous servez, princesse, rendez gloire.
JOSABETH
Méchant, c'est bien à vous d'oser ainsi nommer Un Dieu que votre bouche enseigne à blasphémer I Sa vérité par vous peut-elle être attestée. Vous, malheureux, assis dans la chaire empestée Où le mensonge règne et répand son poison ; Vous, nourri dans la fourbe et dans la trahison?