‹ Théatre complet. Avec des remarques littéraires et un choix de notes classiquesChapitre 438 sur 459 · ACTE m · texte numérisé non relu

ACTE m

Et si de tant do maux le funeste inventear

De quelque ombre de bien pouvoit être l'auteur.

HATHAN.

De quolTOOB plaignex-TOus? Vient-on avec forie Arracher de vos bras votre fils Zacharie? Quel est cet autre enfant si cher à votre amour 1 Ce grand attachement me surprend à mon tour. Est-ce un trésor pour vous si précieux, si rareî Est-ce un libérateur que le ciel vous prépare î Songex-y : vos refus pourroient me confirmer Un bruit sourd que déjà l'on commence à semer.

iOSABBTH.

Quel bruit?

MATHAH.

Que cet enfant vient d'illustre origine} Qu'à quelque grand projet votre époux le destine.

JOSABETH

Et Mathan, par ce bruit qui flatte sa fureur...

UATHAN.

Princesse, c'est h vous à me tirer d'erreur.

Je sais que, du mensonge implacable ennemie,

Josabeth livreroit même sa propre vie ,

S'il falloit que sa vie à sa sincérité

CoûtÂt le moindre mot contre la vérité.

Du sort de cet enfant on n'a donc nulle trace?

Une profonde nuit enveloppe sa race?

Et vous-même ignorez de quels parents issu ,

De quelles mains Joad en ses bras l'a reçu?

Parlez ; Je vous écoute, et suis prêt à vous croire :

Au Dieu que vous servez, princesse, rendez gloire.

JOSABETH

Méchant, c'est bien à vous d'oser ainsi nommer Un Dieu que votre bouche enseigne à blasphémer I Sa vérité par vous peut-elle être attestée. Vous, malheureux, assis dans la chaire empestée Où le mensonge règne et répand son poison ; Vous, nourri dans la fourbe et dans la trahison?

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