CHEFS DES LÉVITES, UN LÉVITE, LE CHCIUR. ON LÉVITE
J'ignore contre Dieu quel projet on méditet
TM ATHâLIB.
Mais '('airain menaçant frémit de toutes parts;
On voit luire des feux parmi des étendards ,
Et sans doute Âthalie assemble son armée :
Déjà même au secours toute voie est fermée;
Déjà le sacré mont où le temple est bâti
D'insolents Tyriens est partout investi ;
L'un d'eux, en blasphémant, vient de nous faire entendu
Qu'Abner est dans les fers, et ne peut nous défendre.
JOSABETH, i Joas.
Cher enfant, que le ciel en vain m'a voit rendu. Hélas! pour vous sauver j'ai fait ce que j'ai pu : Dieu ne se souvient plus de David votre pèrel
JOAD, i Josabeth.
Quoi ! vous ne craignez pas d'attirer sa colère Sur vous et sur ce roi si cher à votre amour ? Et quand Dieu , de vos bras l'arrachant sans retour, Voudroit que de David la maison fût éteinte, N'ètes-vous pas ici sur la montagne sainte Où le père des Juifs sur son fils innocent * Leva sans murmurer un bras obéissant, Et mit sur un bûcher ce fruit de sa vieillesse , Laissant à Dieu le soin d'accomplir sa promesse , Et lui sacrifiant, avec ce fils aîné, Tout l'espoir de sa race, en lui seul renfermé?
Amis , partageons-nous : qu'Ismaël en sa garde Prenne tout le côté que l'orient regarde ; Vous , le côté de l'ourse ; et vous , de l'occident ; Vous, le midi. Qu'aucun, par un zèle imprudent, Découvrant mes desseins, soit prêtre, soit lévite, Ne sorte avant le temps, et ne se précipite; Et que chacun enfin , d'un même esprit poussé , Garde en mourant le poste où je l'aurai placé. L'ennemi nous regarde, en son aveugle rage. Comme de vils troupeaux réservés au carnage, Et croit ne rencontrer que désordre et qu'effroi. Qu'Azarias partout accompagne le roi.
(A Joag.) Venez, cher rejeton d'une vaillante race. Remplir vos défenseurs d'une nouvelle audac«>| Venez du diadème à leu*^ yeui tous couvrir,