‹ Théâtre complet de Auguste VacquerieChapitre 138 sur 165 · DONA BEATR1Z, MARTIN DIAZ · texte numérisé non relu

DONA BEATR1Z, MARTIN DIAZ

DONA BEATRIZ.

Il est ici, tu en es sûr ?

MARTIN DIAZ

J'en suis sûr.

DONA BEATRIZ,

Chez doha Florinde !

MARTIN DIAZ

Il sait que le roi ne sera de facile abord que ce soir. Il a jugé plus prudent d'atiendre chez dona Florinde que chez vous. Quand il ne vous aurait pas vue vous exposer aux amis de l'infant pour défendre don Pèdre, il doit craindre que vous n'empêchiez son terrible dessein par amour maternel, que vous ne le reteniez de force. Ne fût-ce que pour éviter vos prières...

DON A BEATRIZ.

11 ne les évitera pas! Je vais entrer et lui parler.

A quoi bon ?

DONA BEATRIZ.

Je te dis qu'il changera ! Ah ! pourquoi ne l'ai-je pas laissé en Aragon? Mais j'avais besoin de mon fils plus qu'une autre. Que faire ?

MARTIN DIAZc

Ce que je vous ai dit.

DON A BEATRIZ.

C'est affreux.

MARTIN DIAZ

C'est le seul moyen.

DON A BEATRIZ.

Faire saisir mon fils !

MARTIN DIAZ

Pour le sauver. Un bon chirurgien hésite- t-il à faire violence au malade ? Le Guadalquivir est là, la barque

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